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Vie, travail et politique PDF Print E-mail
Tuesday, 21 October 2008

Le concept de vie tel que Hegel l’ecrit dans la Logique ne pouvait avoir du sense que vu sur l’angle du travail -ou cette vie se manifeste- et du politique: le quadrant ou ce travail qui est vie devient concret.

Cela est du moins ce que Hegel a voulu nous montrer a partir des écrits d’Jena et jusqu’ a la philosophie du Droit.

25 Congres Internationale Hegel-Gesellschaft

Toulouse, Sept. 2004

 

“La vie, le travail, le politique”, Alicia Farinati,

Universidad de Buenos Aires

 

 

Le concept de vie tel que Hegel l’ecrit dans la Logique ne pouvait avoir du sense que vu sur l’angle du travail -ou cette vie se manifeste- et du politique: le quadrant ou ce travail qui est vie devient concret.

Cela est du moins ce que Hegel a voulu nous montrer a partir des écrits d’Jena et jusqu’ a la philosophie du Droit.

Nous examinerons d’abord le concept de vie tel qu’il apparait dans la Logique. Le terme de “vie” (das Leben) chez Hegel veut signifier –comme dit E. Fleischman - non un sens purement lexicologique ou empirique mais une structure logique ou subjectivité et objectivité se rencontrent comme des moments inseparables  d’un seul processus qui continue a concretiser les developpements de la finalité en elle meme.

Et sur quelle présupposition logique s’appuie cette Logische Leben dont parle Hegel?

“Dans la nature, dit Hegel dans la Logique, (p. 470) la vie apparait comme le degré le plus elevé qu’a atteint son exteriorité en rentrant en elle meme et en devenant subjective par la suppresion de cette exteriorité. Dans la Logique c’est le simple etre-en-soit qui trouve dans l’Ideé de la Vie, la seul exteriorité qui lui convient”.

La vie est donc une sorte de victoire de l’organisme sur la matiere inerte, un dépassement de la matiere elle meme, et son elevation vers des buts superieures. Depassent la competence de la logique et constituent une ontologie  se tournent vers l’empirie.

                            En parlant de la “vie de l’esprit” on est dans une ontologie “exterieure”: on designe ainsi une vie humaine naturelle qui soit voueé entierement a l’esprit, le serve et se surbordinne a lui comme moyen de realisation.

Une des applications de cette vue édifiante est l’esthetique, où l’oeuvre d’art sensible et materielle est consideré comme “idéale”, une idée existent quelque part trés loin.

                             Mais en partant des determinations conceptuelles nous ne disons qu’une chose “la vie est une subjectivité qui se mantient en existance objective” un concept qui est,  et dont l’existance n’est pas plaqueé sur lui, c’etait le cas de jugement predicatif, mais qui est sa propre production.

L’existance propre a la vie, “une immediateté” produite par elle meme est la caracteristique principale dans laquelle apparait la vie en Logique (Log. II 416).

L’immediateté de la vie en Logique consisterá dans le fait qu’elle ne peut pas etre penseé que sur la forme de son incorporation dans etre vivant individuel.

Et d’autre part l’individu vivant ne peut pas etre penseé que comme un etre auquel la vie est incorporé, c’est a dire qu’il est separable de la vie, qu’il est susceptible de mourir.

L’immediateté signifié donc sa “finitude” ses liens conceptueles trop etroits avec la mort, qu’elle doit inclure dans sa propre notion.

Mais l’antagonisme entre coté exterieur et interieur  du processus vital n’est pas destructif, au contraire il forme une interaction coherente. Cette opposition, ce dualisme (entre subjectivité et objectivité du monde) n’est pas statique, il n’est lá que pour etre surmonté, et il deviendrá un “moment” de negativité a l’interieur de processus vital: l’organisme será sensible a un certain manque dans sa propre structure et eprouverá le besoin de le combler, et cette opposition entre l’organisme et son environnement s’interioriserá sous forme d’une scission de l’organisme avec lui meme.

Cette dechirure interieure de la subjectivité entre son etre inmediat et ce qu’elle doit etre s’appelle douleur (Schmerz): “La douleur est ainsi le privilege, la prerrogative des natures vivants. “La douleur est ainsi un privilege des etres vivants, justement parce qu’ils sont les concepts existants ils actualisent en eux-memes le pouvoir infiní d’etre leur propre negativité, d’etre sensible en cette negativité, inherante, et de se mantenir a travers cette contradiction. En depit de l’opinion qu’on ne peut pas penser la contradiction, il faut plutot dire que dans la douleur de l’etre vivant, elle gagne un existence reél”  Hegel Log. II 424.

C’est surtout sur le plan moral que Hegel developperá l’ideé de contradiction inherante au sujet, ce qui deviendra une constante de sa penseé.

La reproduction será le 3me processus organique, l’enchainement des generations qui se fait jour ainsi  donne naissance au genre, l’universel qui nait de particulier. Et cela donne lieu a la plus grande contradiction inherante au processus vital: les individus doivent mourir necessairement pour que l’universelle puisse subsister.

Et il’y n’a pas de survie individuel possible, ce qui reste ce l’universel.

En Logique c’est la coherence systematique qui compte, et la description conceptuelle de l’organisme est la premiere forme d’un systeme structuré qui n’a d’autre existence que celle d’un processus mu par ses contradictions interieures.

La vie organique forme un cercle renfermé sur lui-meme, en depit du fait qu’elle  contient sa propre contradiction : la mort.

L’elan vital –p.H- n’est pas une mysterieuse entité methaphysique mais plutot une “immediateté” qui ne sert que plus ou moins bien pour sa propre conservation sous forme de monotonie et indifinie répétition des naissances et morts individulles.

Ce que Hegel a voulu montrer c’est que c’est ne pas la vie, mais sa negation que signifie l’inmortalité parce que la negation de la vie implique egalement la negation de la mort.

Il s’agit de la naissance logique d’une nouvelle notion, donc ce n’est pas une solution “existencialiste” Platon, Aristote, Spinoza et meme Kant n’ont pas eu l’ideé d’incorporer la mort en tant que necesité conceptuelle de meme qu’ils n’ont pas elaboré –comme Hegel- le depassement de la sphere biologique d’elle meme a cause de ces contradictions internes. Et en plus Hegel n’a pas “refuté” la posibilité de la mort, cet “accomplissement du destin” (Enc. p. 375) il montre ses limites et son caractere non absolu.

Nous avons vu que le “mediateur” dans le sujet meme entre subjectivité et objectivité etait la sensation d’un manque evocant le desir, la pulsion (Trieb) de se satisfaire par la incorporation de l’object dans la structure du sujet.

Car le suject biologiquement satisfait reste encore une “immédiateté” en ce sens qu’il n’a reussi qu’a assurer sa propre subsistance il continue donc de rester opposé au monde objectif. Meme le travail ne peut que transformer, non absorber le monde et il subsistira toujours un surplus d’objectivité.

Ce qu’on a vu quand on parle de l’homme, ce que l’on “se represente” se definit sur le plan des besoins et, sur le plan de ces besoins qui ne sont pas purement animaux: (l’animal possede un circle limité de moyens et des procedes pour satisfaire ses besoins egalment limités. L’homme montre encore dans cette dependance sa trascendence par rapport a celle-ci et son universalité, d’abord par la multiplication des besoins et des moyens ensuite en divisant et distinguent le besoin concret en des parties et des cotes isolés qui forment differents besoins particularises et, par consequent, plus abstraits. Ph. du Droit p.196)

L’individu vivant est un etre qui a des besoins qui sont son oeuvre social, de meme que les moyens de les satisfaire sont les produits de son travaille.

Il est vraie que cette definition ne donne pas le concepte de l’homme, mais seulement la represantion; mais ce justement la faiblesse theorique de cette definition qui est son avantage, puisque nous cherchons a savoir comment l'homme agit. L’homme dans la societé travaille, bien que certains agissent pour son interet privé, il agit pour tout le monde.

On a souvent reconu a Hegel les merites que nous voulons exposer, d’avoir vue dans le travail l’essence de la vie humaine moderne dans la societé. Mais on lui a repproché souvent l’effet qu’il n’aurait vu que le concept abstrait du travail et ignorait le formes concretes et historiques.

Je suscris la thèse de Eric Weil: “S’il peut se justifier (et encore dans une certaine mesure) quand elle se refère a la Phénoménologie de l’Esprit elle est sans fondemont quand elle pretent viser la Philosophie du Droit: Hegel n’a pas moins marqueé correctement et completement le traits carasteristiques du travail social moderne.

Ce n’est pas seulment des etats sociaux (agriculture,  fonctionnaire, homme des métiers –separé des artisans, fabricants et commercants, distinction classique a son époque.

Ce n’est pas seulement qu’il comprenne l’argent comme la marchandise universelle, et cela n’est que naturelle de la part dans lecteur d’Adam Smith, de J.B.Say, de Ricardo, de Stewart. Ce qu’il importe de constater ce que Hegel voit et dit clairement ce que la division moderne du travail signifie pour les conditions d’existance de l’individu. “Le travail de l’individu se simplifie par la division et ainsi l’habilité (de l’individu) dans son travail abstrait et la quantité de sa production se acroissent”

En meme temps, cette abstraction de l’habilité et du moyen rend plus complète la dependence et les rapports mutuels (Wechselbeziehung) des hommes en ce qui concerne la satisfaction des autres besoins jusqu’a (en faire) une necessité absolue. De plus l’abstraction de la facon de produire (das Produzierens) rend le travail de plus en plus méchanique et rend, a la fin possible que l’homme puisse s’en éloigner (du travail) et que la machine puisse le remplacer”. Par 198. Ph. R.

Ce qui frappe dans ce texte ce ne plus l’homme tout entier que s’y donne (ce le caractère concret au sens Hegelien) se sont certaines facultés, certaines conaissances, de plus en plus limités, de plus en plus specialisés, de plus en plus méchaniques: la machine prend  la place de l’homme, l’homme se trouve en face d’un mode de vie  qui a pour lui le caractere d’une “necessité” et meme d’une necessité totale: contraire de la liberté. Formule d’une  immense porté pour la philosophie de la liberte de tous et de chaque un. Et un plus pour lui qui vivait dans un pays sans industrie et qui observait avec  detachement  ce qui se produisait –ou commencé a se produire- chez les autres. Ce qui est sure ce qu’il n’y a pas ignoré ce que le nouveau mode de travail voulait dire pour l’homme.

Mais comme nous l’avons deja dit les écrits d’Jena montrent que la philosophie politique doit commencer par l’étude du travail human, de la activité économique qui en constitue le fondement (Voir System der Sittlichkeit) qui commence avec la triade “besoin-travail-jouissanse”. L’object du travail –qui est object réel pour l’homme que dans le travail et par le travail- conserve le carácter qu’il a en soi.

L’object se fait autre, change sa forme mais il est le resultat du travail sur un materiel qui est hors de lui meme. Cette dialectique de l’object se correspont avec une dialectique du suject: qui devient “chose”.

 

C’est cela la legalité objective et propre du travail, independente des désirs des individus.

A cause du travail aparait dans l’homme meme quelque chose de general, universelle. C’est l’abandon de la immediateté, la rupture avec la vie naturelle (des instincts) de l’homme.

La satisfaction immediate des besoins signifie d’une part l’anéantissement de l’object et non l’alteration de sa forme, et d’autre part se situe toujours au meme endroit; a cause de son immediateté il n’y a pas de developpement.

L’homme se fait homme seulement parce qu’il introduit entre son desir et sa satisfaction le travail.

Cette hominisation de l’homme nous la voyons bien dans les lecons de 1805/6 ou Hegel exprime aussi l’importance decisive du travail dans les developpements de l’humanité quand il decrit le passage vers la societé proprement “civivilisée”.

Nous voyons cela dans la grande methaphore de la Phénomenologie dans la section sur le maitre et l’esclave.

Toutes le considerations qui fait Hegel dans l’ecrits que nous avons mentioné montrent une extraordinaire comprehension du movement du capitalisme dans cette epoque et plus encore pour un allemand.

Le tableau  devient plus  saisissant dans la Philosophie du Droit et nous  retiendrons un premier theme, celui de la division du travail, cette capacité infini de production ou “la conscience de l’ouvrier d’usine est rabaissé au dernier degré d’abroutissement”.

Les descriptions violentes s’est raprochent beacoup des descritions des Manuscrits de 1844. Le deuxieme theme l’opposition richesse-pauvreté: “la machine- dit-il ne diminue pas le travail que pour le tout –mais pour l’ouvrier singulier elle l’accroit plutot car plus le travail devient mechanique moins il a de la valeur, et plus l’homme doit travailler de cette facon” Realphilosophie I. pag. 126.

Le realisme et la cruauté des analyses menent Hegel au troisime theme: l’enchainement dialectique du travail dans la societé industriel. Le subject colectif de la Volonté generale des ses annés de Tubingen s’avere  illusoire et a sa place apparait une somme des sujects privés, les individus isolés de la societé civile, reduits a une rivalité sauvage.

Quoique la rivalité economique a depasé la simple rivalité inter individulle du bellum ommium contra ommes de Hobbes.

Le development de la activité economique implique pourtat la reconaissance de droits individulles (Marcuse, Raison et Revolution, Minuit, 1968, pag. 126).

La societé civile est “un reseau de contrats” et quoique que Hegel refuserá la validité de la notion de contrat au niveau politique il mantiendrá cette notion au niveau de la societé civile, et plus il lui adjoindrá la necessité de la reconaissance de la loi, du niveau juridique, comme une garantie du respect des contrats etablits.

Il est interesant de constater que dans la Philosophie du Droit, le pouvoir juridique será situé au niveau de la societé civile qui possede donc son propre pouvoir de autoregulation.

L’optimisme que montre Stewart et Smith fonde l’affirmation de Marx selon laquelle Hegel se situant dans la Phenomenologie au point de vue de la economie moderne ne voit que le coté positif du travail: les textes d’Jena, inconnus de Marx, semblent démentir le jugement des manuscrits de 1844, mais si bien  Hegel saisit bien l’alienation du travail moderne il la juge depassable –mais au niveau du politique: au niveau ou l’individu peut retrouver son individualité, aliené au niveau de l’economique, en devenant un citoyen conscient, un membre de l’Etat.

Les declarations concernant les libertés economiques (Constitution de l’Allemagne, p. 50-53) ne doivent pas  a nous faire pensere a un ralliement francais ou anglais. Dans un texte (System de la vie ethique posterieur il montre qu’en depit de son affirmation du caractére sacré de la liberté economique, Hegel a toujours eté conscient de maux que cette liberté peut engendrer. Ce maux qu’il a decrit de facon si exacte dans la Philosophie du Droit.

Dejá dans le “System” il y a une mise en garde extremement nette contre une nouvelle forme de “mecanisme” celui qui constitue le reigne incontralable des lois economiques naturelles.

Le systeme des besoins est maintenent decrit comme les System des l’universelle dependance physique reciproque des uns a l’egard des autres, et il ajoute:

“Dans ce Systeme ce qui gouverne apparait donc comme le tout a-conscient, aveugle, des besoins et des moyens de la satisfaire” (Sytem p. 188/189).

Combattre les inegalittés et corriger les desequilibres qui apparaissent dans la societé civile est une tache que Hegel accorde a l’universelle: l’Etat politique.

“Mais l’universelle doit pouvoir ces saisirs de ce destin aconscient et le gouverner” (System, p.189). “Le gouvernement doit lutter au plus haut point contre cette inegalitté et la destruction quelle engendre aussi bien dans lui meme que dans toute la societé”. System, p. 192.

Car l’Etat a tout un autre rapport avec l’individu; etant donné que l’Etat est esprit objectif, l’individue ne peut avoir lui meme de verité, une existance objective et une vie ethique que si le membre de l’Etat (Philosophie du Droit, par.258 remarque).

L’Etat est la seule realisation complete de l’homme en tant qu’etre doué d’une libre volonté. Au sens le plus fort du terme l’homme est pour Hegel un animal politique.

Il serait injuste d’imputer a Hegel une doctrine du quietisme politique. Tout au contraire Hegel preuve que l’Esprit n’a pas arreté sa marche, que le Berlin de 1820 n’est pas le terminus de l’histoire et que ce qu’il nomme l’idée, la negativité qui veut se realiser comme liberté positve, comme la présence de la satisfaction et de la recoinnassance de l’infinie  valeur de toute vie, et –que- cette ideé ne s’est pas encore produite toute entiere au jour de la conscience

 

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